Le gouvernement guinéen a accordé, le 7 octobre 2026, un moratoire de six mois aux producteurs de sachets plastiques exclusivement destinés au conditionnement des eaux minérales et minéralisées. La mesure intervient après l’entrée en vigueur de l’interdiction des emballages et objets en plastique à usage unique.
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Réunis avec la presse le 8 octobre, les responsables de l’Union des producteurs d’eaux minérales de Guinée (UPEMGUI) ont accueilli favorablement cette décision. Pour le secteur, ce délai doit permettre de préparer une évolution des pratiques tout en poursuivant les efforts liés à l’assainissement et à la réduction des déchets plastiques.
Un délai pour préparer la transition
Le président de l’UPEMGUI, Souleymane Fofana, a exprimé la reconnaissance des producteurs envers les autorités. Il a estimé que les six mois accordés doivent être utilisés pour accélérer la recherche d’emballages plus respectueux de l’environnement.
« Ce temps précieux doit servir à accélérer la transition vers des alternatives écoresponsables, à investir dans les technologies propres et à structurer les filières de valorisation », a-t-il déclaré.
Les producteurs prévoient ainsi d’adapter leurs méthodes, d’examiner des solutions de remplacement aux emballages actuellement utilisés et de renforcer leur contribution aux initiatives de collecte et de traitement des déchets plastiques. Les modalités concrètes de cette transition, ainsi que les alternatives qui pourraient être retenues, n’ont toutefois pas été précisées.
La qualité de l’eau au centre des préoccupations
Lors de la même rencontre, M’Bany Sidibé, président de l’Union des consommateurs de Guinée, a appelé les entreprises du secteur à veiller au respect des normes applicables à l’eau commercialisée.
« La qualité doit être respectée », a-t-il insisté, demandant aux entreprises de ne pas mettre à la disposition des consommateurs des eaux qui ne répondraient pas aux exigences de qualité. Il a également évoqué la nécessité de renforcer la vigilance autour des produits vendus sur le marché.
Vers une implication des PME dans la valorisation
M’Bany Sidibé a par ailleurs indiqué qu’un travail pourrait être mené avec les acteurs concernés afin de permettre aux petites et moyennes entreprises implantées dans les quartiers de participer à la collecte des déchets plastiques.
L’objectif avancé est de transformer ces déchets en ressources, en associant les initiatives locales aux efforts d’assainissement et de valorisation. Cette orientation rejoint l’engagement annoncé par les producteurs de mieux contribuer à la lutte contre la pollution plastique.
Le moratoire porte uniquement sur les sachets plastiques utilisés pour le conditionnement des eaux minérales et minéralisées. Les autres emballages et objets en plastique à usage unique restent concernés par l’interdiction.
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