L’Agence mondiale antidopage (WADA) demande au Kenya de durcir sa lutte contre le dopage avant l’organisation des Championnats du monde d’athlétisme de 2029. Le président de l’agence, Witold Bańka, a formulé cet appel à l’issue d’une visite de trois jours à Nairobi.
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Le responsable a invité les autorités kenyanes à appliquer une politique de tolérance zéro à l’égard des substances interdites et à renforcer les actions de prévention comme de répression. Pour lui, le pays devra adopter une démarche plus résolue afin de préserver la crédibilité de son sport de haut niveau.
Un rendez-vous inédit pour l’Afrique
Les Championnats du monde d’athlétisme prévus en 2029 seront les premiers à être organisés sur le continent africain. Cette perspective place les dispositifs antidopage kenyans sous une attention internationale accrue.
Le Kenya se présente fièrement comme le « pays des champions ». Witold Bańka a toutefois estimé que cette réputation devait s’accompagner d’exigences élevées en matière d’intégrité. Il a notamment rappelé que, pour rester respecté et crédible, le pays devait aussi être propre sur le plan sportif.
Plus de 140 athlètes suspendus depuis 2017
Les préoccupations de la WADA interviennent alors que plus de 140 athlètes kenyans ont été suspendus par l’Athletics Integrity Unit depuis 2017. La majorité des cas concerne des coureurs de fond, une discipline qui occupe une place centrale dans l’image sportive du Kenya.
Face à cette situation, Bańka a défendu une coopération étroite entre les agences antidopage et les autorités kenyanes. Selon lui, ce travail commun doit contribuer à établir les bases d’un sport plus propre dans le pays.
Agir contre les réseaux d’approvisionnement
Le dirigeant de la WADA a également insisté sur la nécessité de collaborer avec les acteurs capables d’intervenir contre les réseaux qui produisent, introduisent clandestinement et distribuent des stéroïdes dangereux aux sportifs.
À ses yeux, la protection de l’intégrité de l’athlétisme passe à la fois par l’installation d’une culture intransigeante du sport propre et par le démantèlement actif des circuits qui alimentent les athlètes en substances interdites. Ces efforts seront particulièrement suivis à l’approche de l’événement de 2029.
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