La gestion des abattoirs et des marchés à bétail fait désormais l’objet d’une réflexion conjointe entre les départements chargés de l’Assainissement et de l’Élevage. Le ministre de l’Assainissement, Aboubacar Camara, a rencontré son homologue de l’Élevage, Alphabacar Barry, pour examiner les enjeux liés au fonctionnement de ces espaces et aux déchets qu’ils produisent.
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Longtemps considérés avant tout pour leur rôle économique et alimentaire, les abattoirs et les marchés à bétail soulèvent également des questions d’hygiène, de santé publique, de protection de l’environnement et d’aménagement urbain. Leur gestion concerne aussi l’organisation des activités et les conditions dans lesquelles elles se déroulent.
Un diagnostic avant toute réforme
Les deux ministères prévoient l’organisation d’inspections conjointes dans les abattoirs et les marchés à bétail. Cette démarche doit permettre de disposer d’un état des lieux précis avant d’envisager d’éventuelles réformes.
Les inspections auront notamment pour objectif d’identifier les insuffisances en matière d’hygiène, les déficits d’infrastructures ainsi que les difficultés liées à l’organisation de ces espaces. Aucun calendrier, périmètre ou résultat de ces opérations n’a toutefois été précisé.
Ces installations produisent quotidiennement des déchets organiques, des eaux usées et différents résidus. Lorsqu’ils sont mal pris en charge, ces rejets peuvent devenir des sources de pollution et accentuer les nuisances autour des sites concernés.
Des déchets potentiellement valorisables
La réflexion engagée porte également sur les possibilités de valorisation des résidus issus de l’abattage. Le compostage, la production de biogaz et la fabrication d’autres sous-produits sont évoqués comme des pistes susceptibles de limiter les nuisances tout en ouvrant de nouvelles opportunités économiques.
Ces options restent à ce stade présentées comme des possibilités. Leur mise en œuvre, leur financement et leurs modalités techniques ne sont pas détaillés.
La responsabilité des exploitants mise en avant
Le ministre de l’Assainissement défend par ailleurs une orientation fondée sur le principe du « pollueur-payeur ». Elle consisterait à faire participer directement les exploitants au financement de la collecte et du traitement des déchets générés par leurs activités.
La question de l’organisation des marchés à bétail installés le long des axes routiers figure aussi parmi les préoccupations soulevées. Lorsqu’ils occupent de manière anarchique les emprises publiques, ces sites peuvent perturber la circulation, accroître les risques d’accidents et contribuer à la dégradation de l’environnement. Une meilleure organisation pourrait ainsi favoriser la sécurité routière et améliorer le cadre de vie.
À travers cette concertation, les deux départements cherchent donc à rapprocher les enjeux sanitaires, environnementaux, économiques et urbains liés à ces infrastructures. La réalisation des inspections constituera une première étape pour orienter les mesures à venir.
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