La Zambie et les États-Unis ont signé jeudi un accord de financement de la santé évalué à 1,5 milliard de dollars sur une période de cinq ans. La conclusion de cette entente intervient après le retrait de dispositions portant sur le partage d’échantillons biologiques et de données de patients avec Washington.
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Le gouvernement zambien a précisé que l’accord sanitaire ne serait pas lié aux discussions sur les ressources minières du pays. Ces négociations doivent être menées séparément, sans que leur calendrier ni leurs modalités ne soient détaillés.
Un partage de données présenté comme limité
Le ministre zambien de la Santé, Roma Chilengi, a déclaré que les données visées par l’accord se limiteraient aux informations nécessaires au suivi et à l’évaluation des programmes de santé financés par les États-Unis.
Cette question avait constitué l’un des principaux points de blocage lors des discussions précédentes. Les négociations avaient également achoppé sur les préoccupations de Lusaka concernant la protection des données et sur la volonté américaine de lier le financement sanitaire à un accès aux minerais critiques.
De son côté, le gouvernement américain affirme pouvoir mettre les données de santé et les échantillons à la disposition d’un maximum de dix entités américaines non gouvernementales, afin de contribuer au développement de diagnostics et de traitements médicaux. Le texte final de l’accord ne précise pas la nature exacte des données concernées ni les garanties prévues.
Un financement combiné annoncé à 3,6 milliards de dollars
Le financement total mobilisé par la Zambie et les États-Unis atteindrait, selon les éléments communiqués, 3,6 milliards de dollars sur les cinq années de l’accord. La répartition précise des contributions entre les deux pays n’a toutefois pas été rendue publique.
Cette signature intervient après une période de tensions sur l’aide américaine au secteur sanitaire. En 2025, Washington avait annoncé le retrait de 50 millions de dollars d’aide annuelle à la santé en Zambie, en invoquant ce qu’il qualifiait de « vol systémique » de médicaments et de fournitures médicales donnés.
Une formule appliquée à plusieurs pays africains
L’administration de Donald Trump cherche à établir des accords bilatéraux avec plusieurs pays africains depuis le démantèlement de l’Agence des États-Unis pour le développement international. Le modèle défendu par Washington prévoit une hausse progressive des dépenses nationales de santé, tandis que l’aide américaine doit être réduite par étapes.
La question du partage des données a toutefois suscité des réactions différentes sur le continent. Le Ghana et le Zimbabwe ont rejeté des accords en raison de demandes liées à ce sujet, tandis qu’au moins neuf autres pays africains auraient accepté cette condition.
Avec l’accord conclu à Lusaka, la Zambie entend donc maintenir le soutien américain à ses programmes sanitaires tout en séparant officiellement cette coopération des discussions sur ses ressources minières.
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