L’Union pour la Défense des Consommateurs accueille favorablement le moratoire de six mois accordé par le gouvernement concernant les sachets d’eau minérale. Cette décision intervient alors que le décret interdisant l’utilisation des sachets plastiques était déjà entré en vigueur.
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Lors d’un entretien accordé le jeudi 8 octobre 2026, M’Bany Sidibé, responsable de l’organisation, a salué une mesure qui doit, selon lui, permettre aux différents acteurs de préparer des réponses durables à la question des déchets plastiques.
Un délai jugé nécessaire
L’Union pour la Défense des Consommateurs avait demandé un moratoire d’une année. Elle a toutefois obtenu une période de six mois. M’Bany Sidibé estime que ce délai doit être utilisé pour rechercher une issue à la situation actuelle et accompagner les entreprises dans leur adaptation.
« Nous avions demandé un moratoire d’une année. Mais, pour le moment, nous avons obtenu six mois. Je pense que durant ces six mois, nous allons nous battre pour qu’une solution soit trouvée à cette crise », a-t-il déclaré.
L’organisation avait auparavant saisi le Premier ministre afin qu’il intervienne auprès du président de la République en faveur d’un moratoire plus long. Malgré la durée finalement accordée, elle considère que cette période peut servir à engager un travail collectif sur les alternatives aux sachets plastiques.
Une transition écologique progressive
Pour M’Bany Sidibé, la réponse ne doit pas reposer uniquement sur une interdiction. Les producteurs d’eau minérale, les pouvoirs publics et les autres parties concernées doivent collaborer afin de permettre une transition progressive et d’éviter de nouvelles difficultés pour les entreprises et les consommateurs.
« Il faut que les entreprises s’adaptent progressivement. C’est-à-dire qu’il faut une transition écologique progressive qui puisse nous aider à surmonter cette crise », a-t-il insisté.
Parmi les pistes avancées figurent la création d’entreprises spécialisées dans le recyclage des déchets plastiques, ainsi que le développement de sachets biodégradables et d’autres solutions alternatives. Ces propositions sont présentées par l’organisation comme des orientations à examiner durant les six mois du moratoire.
Les consommateurs appelés à participer
L’Union pour la Défense des Consommateurs appelle également les citoyens à prendre part à la collecte, au ramassage et au traitement des déchets plastiques. Elle les invite à contribuer activement à l’assainissement de leur environnement.
« Notre proposition, c’est d’abord de demander à tout le monde de s’impliquer. Il faut savoir que l’eau est source de vie et qu’il est important de préserver la santé et le pouvoir d’achat des consommateurs », a affirmé M’Bany Sidibé.
La mise en œuvre concrète du moratoire et ses dates précises ne sont pas détaillées. Pour l’organisation, l’enjeu consiste désormais à transformer ce délai en période de concertation et d’action afin de faire émerger des solutions durables aux déchets plastiques.
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