À Conakry, la reprise parlementaire marquée par l’hommage aux victimes de Dar-Es-Salam
La session parlementaire 2026-2027 a débuté à Conakry dans un contexte marqué par l’éboulement de Dar-Es-Salam. Dr Dansa Kourouma a demandé une minute de silence et appelé l’Assemblée nationale à...
Les députés de l’Assemblée nationale de la République de Guinée ont repris leurs travaux pour la session 2026-2027. La cérémonie d’ouverture s’est tenue à la salle des Congrès du Palais du Peuple, à Conakry, en présence de délégations parlementaires venues de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.
Après plusieurs semaines de repos, les élus ont retrouvé l’hémicycle dans une cérémonie consacrée notamment à la coopération parlementaire et sécuritaire. Des conférences-débats et des panels ont également marqué cette reprise des activités parlementaires.
Une minute de silence pour les victimes
Dans son discours d’ouverture, le président de l’Assemblée nationale, Dr Dansa Kourouma, a exprimé, au nom des parlementaires, sa compassion aux familles ayant perdu des proches dans l’éboulement survenu à la décharge de Dar-Es-Salam, à Conakry, dans la nuit du 22 au 23 août.
Le drame a fait 36 morts, dont 17 personnes présentées comme étant de nationalité sierra-léonaise. En évoquant cette catastrophe, ainsi que d’autres épreuves traversées par la population, le président de l’institution parlementaire a invité l’assistance à observer une minute de silence en mémoire des victimes.
« Notre joie de ce jour ne saurait nous faire oublier les épreuves que notre peuple a traversées durant l’intersession », a déclaré Dr Dansa Kourouma, avant de saluer la mobilisation enregistrée après les drames. Il a affirmé que l’État avait assumé ses responsabilités en matière de secours et de relogement, avec l’appui de partenaires, du secteur privé, d’organisations communautaires et de personnes anonymes.
L’appel à une action parlementaire
Pour le président de l’Assemblée nationale, la solidarité exprimée envers les familles éprouvées doit s’accompagner d’une réflexion sur les moyens d’éviter de nouvelles tragédies. Il a rappelé que la représentation nationale devait rester aux côtés des populations confrontées aux épreuves.
« La compassion est un devoir ; elle ne saurait être une politique », a-t-il insisté. Selon lui, lorsque des drames similaires se reproduisent, la fatalité ne peut plus constituer la seule explication.
Dr Dansa Kourouma a ainsi appelé l’Assemblée nationale à prendre la mesure de ces événements et à agir dans le cadre de ses fonctions constitutionnelles. Il a présenté la prévention de nouvelles catastrophes comme une responsabilité des parlementaires et une manière d’honorer la mémoire des disparus.
« Honorer nos morts, c’est aussi faire en sorte que de telles tragédies ne se reproduisent plus », a-t-il conclu.
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