Israël commémore le 7 octobre, Gaza toujours ravagée par la guerre
Pour le troisième anniversaire de l’attaque du 7 octobre 2023, des familles israéliennes se sont recueillies dans le sud du pays. À Gaza, le ministère de la Santé fait état de plus de 74 000 morts...
Des familles israéliennes se sont réunies mercredi dans le sud du pays pour marquer le troisième anniversaire de l’attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023. Des hommages ont été organisés dans des carrefours, des abris antiaériens et sur le site du festival de musique situé près de Re’im, devenu l’un des lieux emblématiques de cette journée.
L’attaque avait fait 1 200 morts et entraîné la prise en otage de 251 personnes, selon les éléments rapportés. Sur le site du festival et dans ses environs, plus de 350 personnes avaient été tuées. Des centaines de proches et de survivants s’y sont retrouvés pour honorer leur mémoire.
Un hommage marqué par le souvenir des victimes
À 6 h 29, l’heure à laquelle les premières roquettes avaient été lancées trois ans auparavant, des proches de survivants se sont enlacés. Pour Anya Davitashvili, dont le fils Sean, âgé de 25 ans, a été tué lors de l’attaque, le site reste associé à un souvenir douloureux. Elle a expliqué que la vidéo de son fils dansant sur les lieux, interrompue à cette heure précise, restait constamment présente dans son esprit.
Elkana Bohbot a, lui aussi, participé pour la première fois à cette commémoration depuis sa libération après 738 jours de captivité. Âgé de 37 ans, il a décrit une détention dans un tunnel sombre et humide, avec peu de nourriture et des possibilités limitées de se laver. Il a également affirmé avoir été contraint de participer à des vidéos de propagande. Depuis sa libération, il suit une réhabilitation physique et émotionnelle.
Après sa captivité, la naissance de sa fille Michele a pris pour lui une portée symbolique. Il a déclaré que cet enfant représentait le message selon lequel les otages avaient été présents et qu’ils le resteraient toujours dans les mémoires. Le reportage indique que tous les otages, vivants ou morts, ont depuis été ramenés.
À Gaza, des destructions et des déplacements massifs
De l’autre côté de la frontière, les habitants de la bande de Gaza continuent de vivre au milieu des ruines. Le ministère de la Santé de Gaza affirme que plus de 74 000 Palestiniens ont été tués depuis le début de la guerre. Ce bilan n’est pas présenté comme vérifié de manière indépendante.
De vastes secteurs des villes ont été détruits et la majorité de la population vit dans de grands camps de tentes décrits comme insalubres. Plus de la moitié du territoire resterait sous le contrôle de l’armée israélienne. Des restrictions concernant l’entrée des biens et de l’aide ont, par ailleurs, contribué à une crise alimentaire, selon des experts de la sécurité alimentaire.
Walid Akram, déplacé de Gaza City, a raconté avoir été témoin d’une violence et de destructions sans précédent pour lui. Dans le quartier de Tel al-Hawa, Raed Khozeiq décrit un environnement où les écoles et les universités ont disparu et où il ne resterait plus rien de la vie d’avant. Ces témoignages illustrent l’ampleur des déplacements et de la dégradation des conditions de vie dans l’enclave.
Le ministère de la Santé de Gaza affirme également que 1 460 Palestiniens ont été tués depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 10 octobre 2025. Sept soldats israéliens auraient été tués durant la même période.
Plusieurs organisations non gouvernementales internationales ainsi qu’une commission des Nations unies ont conclu qu’Israël avait commis un génocide à Gaza, une qualification attribuée à ces organisations. Le Hamas a de son côté publié un communiqué présentant l’attaque du 7 octobre comme un acte d’« héroïsme, de résilience et de solidarité nationale », tout en affirmant que le conflit n’avait pas commencé ce jour-là et que ses derniers chapitres restaient à écrire.
Aucun commentaire ! Soyez le premier à commenter.