Le mouvement Les Engagés a organisé à Kipé, à Conakry, une conférence-débat consacrée à la mise en pratique de la devise nationale « Travail-Justice-Solidarité ». La rencontre, organisée dans le cadre du 68ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Guinée, a réuni des jeunes ainsi que plusieurs acteurs de la société.
Placée sous le thème « Travail-Justice-Solidarité, la devise qui doit façonner chaque Guinéen », l’initiative visait à dépasser la dimension symbolique de la devise pour interroger sa place dans la vie quotidienne. La salle, décorée aux couleurs du drapeau guinéen, a accueilli des échanges sur la citoyenneté, la responsabilité individuelle et le rôle de la jeunesse dans le développement national.
Faire de la devise une référence quotidienne
Pour Cissé Maimouna Diakaby, fondatrice des Engagés, cette rencontre devait permettre de célébrer l’indépendance avec la jeunesse tout en ouvrant une réflexion sur le sens concret des trois termes de la devise. Elle a souhaité que chaque jeune puisse réellement les intégrer dans ses actes et ses choix.
« Nous voulons aujourd’hui que par acte de citoyenneté, que chaque jeune guinéen puisse réellement habiter la devise “Travail, Justice, Solidarité”, que cela devienne un mantra, que cela soit la boussole qui guide notre quotidien », a-t-elle déclaré.
Dans son intervention, elle a présenté le travail comme une responsabilité accessible à tous, quel que soit le domaine d’activité. La justice, a-t-elle expliqué, doit également guider les relations familiales et communautaires, tandis que la solidarité doit contribuer à renforcer l’unité nationale.
La jeunesse au cœur du développement
Fanta Conté, présidente de la commission Commerce, Hôtellerie, Tourisme et Artisanat de l’Assemblée nationale et paneliste, a insisté sur l’importance de multiplier les échanges avec les jeunes. « On a besoin de ce genre de rencontre avec la jeunesse pour cultiver chez nos jeunes l’esprit de citoyenneté, l’esprit de patriotisme », a-t-elle affirmé.
Elle a également appelé la jeunesse à assumer un rôle central dans le développement de la Guinée. Selon elle, le progrès du pays devra s’appuyer sur le travail, la justice et la solidarité. Fanta Conté a par ailleurs souhaité que ce type d’activité soit organisé régulièrement, et pas seulement à l’occasion de la fête de l’indépendance.
Mohamed Doumbouya, consultant en communication, fondateur de l’Atelier Solidaire et paneliste, a pour sa part encouragé les jeunes à cultiver leur curiosité et à mieux connaître l’histoire nationale. Il leur a conseillé d’interroger leurs grands-parents, de consulter les ressources disponibles sur Internet et les réseaux sociaux, puis de procéder eux-mêmes à l’analyse des informations recueillies.
Abdoulaye Diané, président du Conseil national des jeunes de Guinée, a retenu de la rencontre la responsabilité particulière de la jeunesse dans la construction du pays. Il s’est engagé à restituer les enseignements de la conférence à l’ensemble des jeunes qu’il représente.
Présente parmi les participants, l’étudiante et activiste de la société civile Aïssatou Sow a appelé à appliquer la solidarité, la justice et le travail dans la vie sociale. Elle a également invité les jeunes à rester conscients, engagés et porteurs d’une vision pour contribuer aux besoins du pays.
La rencontre s’est achevée par l’interprétation de l’hymne national. Les participants ont ensuite partagé un repas, avant d’écouter des morceaux du répertoire des grands orchestres guinéens interprétés par des musiciens.
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