Dans la sous-préfecture de Komodou, préfecture de Kérouané, l’accès à des soins adéquats demeure une préoccupation majeure pour les populations. Les difficultés concernent aussi bien le centre de santé principal que les postes implantés dans les différents districts.
Selon Kaba Konaté, le centre de santé de Komodou souffre d’un déficit en médicaments et en matériels. La structure ne dispose pas de laboratoire d’analyses et n’a pas d’ambulance pour assurer le transport des malades. Une situation qui complique la prise en charge et entraîne la référence de nombreux patients vers d’autres structures.
Le transport sanitaire constitue également un problème important. Des patients sont conduits vers les centres de soins à bord de tricycles ou à moto. Kaba Konaté souligne que Komodou se trouve à environ 50 kilomètres de la préfecture de Kérouané et à 95 kilomètres de Kankan. « Transporter un patient dans un tricycle, c’est vraiment compliqué », estime-t-il.
Des postes de santé peu équipés
La sous-préfecture compte 16 districts, mais seuls neuf disposent d’un poste de santé, d’après Kaba Konaté. Ces structures sont présentées comme insuffisamment équipées, alors que le centre de santé de Komodou lui-même rencontre déjà des difficultés matérielles.
Dans certains postes, les conditions d’accueil restent précaires. Des lits sont notamment fabriqués en banco. Le manque de médicaments affecte aussi le fonctionnement quotidien de ces structures : dans certains cas, les patients doivent attendre pendant que l’agent de santé se rend au centre de Komodou pour s’approvisionner.
Pour Kaba Konaté, cette situation accentue les obstacles auxquels sont confrontées les populations. Les difficultés des postes de santé s’ajoutent à celles du centre principal, notamment l’absence de moyens de diagnostic et de transport médicalisé.
65 secteurs sans poste de santé
Au-delà des districts, Komodou compte 65 secteurs qui ne disposent pas de postes de santé. Certains de ces secteurs sont décrits comme très peuplés et pourraient, selon Kaba Konaté, justifier la création de nouvelles structures sanitaires.
Il demande ainsi au gouvernement guinéen d’apporter un soutien face aux insuffisances signalées et de renforcer les moyens disponibles. La création de postes de santé dans les secteurs fortement peuplés est également présentée comme une priorité pour améliorer la couverture sanitaire et faciliter la prise en charge des habitants.
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