Lavrov soutient le gouvernement de Kaboul et rejette toute présence militaire de l’Otan
À l’occasion des consultations au format de Moscou sur l’Afghanistan, Sergueï Lavrov a salué la gestion du pays par les autorités de Kaboul et plaidé pour le renforcement de la lutte...
La Russie affiche son soutien aux autorités de Kaboul. Prenant la parole lors d’une réunion des consultations au format de Moscou sur l’Afghanistan, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a estimé que le gouvernement afghan dirigeait le pays de manière plutôt satisfaisante.
Cette appréciation intervient alors que Moscou réaffirme son opposition à tout retour d’infrastructures militaires de l’Otan en Afghanistan ou dans les États voisins. Pour le chef de la diplomatie russe, un tel déploiement serait inacceptable, quel qu’en soit le prétexte.
Moscou met en garde contre une nouvelle présence de l’Otan
Sergueï Lavrov a déclaré que la présence d’infrastructures militaires de l’Otan dans la région risquerait de favoriser la déstabilisation et l’intensification des conflits. Il a également soutenu que les décennies précédentes n’avaient pas montré d’autres résultats liés à ce type de présence.
La position exprimée par le ministre russe couvre à la fois le territoire afghan et les pays qui l’entourent. Elle s’inscrit dans les échanges consacrés à la situation en Afghanistan au sein du format de consultations réuni à Moscou.
Un intérêt affiché pour la lutte antiterroriste
Au cours de son intervention, Lavrov a aussi évoqué les opérations menées par les forces de sécurité afghanes. Selon lui, celles-ci affrontent des groupes qu’il qualifie de terroristes et plusieurs dizaines de militants auraient été tués. Le ministre n’a pas précisé les groupes concernés ni le nombre exact de victimes.
Il a par ailleurs affirmé que Moscou souhaitait contribuer au renforcement des mesures antiterroristes de l’Afghanistan. Cette déclaration place la coopération sécuritaire au cœur de l’approche russe à l’égard de Kaboul.
Les propos du ministre russe présentent ainsi deux axes : un appui politique au gouvernement installé à Kaboul et un refus catégorique d’une nouvelle implantation militaire de l’Otan en Afghanistan ou dans son voisinage.
Aucun commentaire ! Soyez le premier à commenter.