L’ouverture de la session de la 10e législature de l’Assemblée nationale guinéenne s’est déroulée en présence de plusieurs délégations étrangères, dont celle du Sénégal. Prenant la parole au nom de l’Assemblée nationale sénégalaise et de son président, Ousmane Sonko, le premier vice-président El Malick NDiaye a transmis au peuple de Guinée des salutations et des vœux de paix, de prospérité et de réussite.
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Dans son intervention, le responsable sénégalais a insisté sur la proximité historique et humaine entre les deux pays. « Entre le Sénégal et la Guinée, il existe bien davantage qu’une relation de voisinage. Il existe une communauté de destin, forgée par l’histoire et entretenue chaque jour par la proximité de nos peuples », a-t-il déclaré.
Des échanges parlementaires à intensifier
El Malick NDiaye a appelé les députés guinéens et sénégalais à renforcer leurs contacts, à confronter leurs expériences et à travailler sur les préoccupations communes. Il souhaite que la coopération entre les deux parlements dépasse le cadre des cérémonies officielles et s’inscrive dans la durée.
« Nos parlements ne doivent donc pas seulement se rencontrer lors des cérémonies. Ils doivent travailler ensemble, apprendre les uns des autres et contribuer au rapprochement de nos peuples », a-t-il soutenu, en présentant cette démarche comme un axe de la diplomatie parlementaire africaine.
Son intervention a également porté sur l’intégration africaine. Pour le premier vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal, celle-ci ne doit pas rester limitée aux sommets et aux traités. Elle doit se traduire dans les droits, les budgets, les politiques publiques et dans la vie quotidienne des populations.
Des lois évaluées à leurs effets concrets
Le parlementaire sénégalais a par ailleurs appelé à mesurer l’action des assemblées à ses conséquences pour les citoyens. Selon lui, l’adoption des textes ne constitue qu’une étape : les lois doivent produire des résultats perceptibles dans la vie des populations.
Il a évoqué, à ce titre, l’accès aux services et aux opportunités, en estimant que la loi votée devait trouver son application dans l’école, le centre de santé, les quartiers, les marchés et l’emploi. Il a aussi défendu un renforcement du contrôle de l’action gouvernementale, avec une attention accrue portée à l’évaluation des résultats et au suivi des réponses ministérielles.
« Passer progressivement du contrôle politique au contrôle de la performance », a-t-il proposé, en invitant les parlements africains à s’intéresser davantage à l’effectivité des politiques publiques.
Préserver la fraternité dans le respect des lois
El Malick NDiaye a enfin rappelé l’intensité des liens entre les populations guinéennes et sénégalaises. Des familles vivent des deux côtés de la frontière, tandis que les citoyens des deux pays entretiennent des relations commerciales, professionnelles, éducatives et sociales.
Il a appelé à préserver cette proximité tout en veillant au respect des lois et des souverainetés nationales. « Nous pouvons défendre l’hospitalité et exiger la responsabilité. Nous pouvons préserver la fraternité et respecter la loi. Nous pouvons ouvrir nos cœurs sans renoncer à nos souverainetés », a-t-il affirmé.
Dans cette perspective, le premier vice-président de l’Assemblée nationale du Sénégal a encouragé les parlements à établir un dialogue régulier et préventif, avant que d’éventuelles difficultés ne fragilisent les relations entre les deux peuples. Il a également appelé à donner un contenu concret au panafricanisme et à la souveraineté du continent, en faisant passer ces principes de l’espérance à l’action.
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