La coopération régionale a été placée au centre de l’ouverture de la session ordinaire de la 10e législature de l’Assemblée nationale de Guinée. À cette occasion, Adjaratou Traoré, deuxième vice-présidente du Parlement de la CEDEAO et élue ivoirienne, a pris la parole au nom de la présidente de l’institution communautaire, Hadja Memounatou Ibrahima.
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Son intervention a porté sur la nécessité de consolider l’intégration ouest-africaine face aux défis auxquels les États de la sous-région sont confrontés. Elle a notamment évoqué les changements climatiques, la sécurité alimentaire, l’emploi des jeunes, la transformation numérique, la gouvernance des ressources ainsi que les menaces sécuritaires.
La Guinée au cœur du projet régional
Dans son adresse, Adjaratou Traoré a insisté sur la place de la Guinée dans la construction communautaire. « La Guinée est et reste un pilier de notre Afrique de l’Ouest », a-t-elle déclaré, en rappelant que le pays compte parmi les membres fondateurs de la CEDEAO.
Elle a également souligné la position géostratégique de la Guinée, ses ressources et son potentiel économique. À ses yeux, ces atouts confèrent au pays une importance particulière dans les efforts visant à bâtir une Afrique de l’Ouest capable d’avancer de manière collective.
La responsable du Parlement de la CEDEAO a estimé que les États ne pouvaient pas répondre isolément aux défis communs. Elle a appelé à une action concertée et à une coopération régionale davantage orientée vers des effets concrets.
Des engagements à traduire dans la vie quotidienne
Adjaratou Traoré a invité les parlementaires à faire preuve d’exigence et de pragmatisme afin de transformer les engagements communautaires en résultats mesurables pour les populations. Elle a notamment associé l’efficacité de l’action régionale à des enjeux tels que la libre circulation des personnes et des biens, l’accès aux opportunités économiques et la sécurité aux frontières.
Cette approche, a-t-elle défendu, doit permettre de rapprocher les institutions régionales des préoccupations quotidiennes des citoyens. Les réponses aux questions de sécurité, d’emploi, d’alimentation ou encore de numérique devraient ainsi s’inscrire dans une dynamique collective entre les pays membres.
Vers un dialogue institutionnel renforcé
L’intervention a également mis en avant la relation entre le Parlement de la CEDEAO et l’Assemblée nationale de Guinée. Les deux institutions ont été placées sous le signe d’une concertation technique et d’un dialogue continu.
Le partenariat appelé de ses vœux par Adjaratou Traoré doit notamment contribuer à la prévention des crises et à la recherche d’une prospérité partagée. Aucun accord formel n’a toutefois été annoncé à l’issue de son intervention. L’accent a été mis sur la poursuite des échanges parlementaires et sur la nécessité de donner une portée concrète aux engagements pris au niveau communautaire.
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