Le parcours de la République démocratique du Congo à la Coupe du monde 2026 est présenté comme l’un des exemples de reconstruction étudiés dans le cadre de la Conférence stratégique de la CAF, organisée au Cabo Verde. Au centre de cette trajectoire figure Sébastien Desabre, sélectionneur français nommé en août 2022.
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Sous sa direction, les Léopards ont mis fin à 52 années d’absence sur la scène mondiale. Leur précédente participation remontait à 1974, lorsque le pays évoluait sous le nom de Zaïre. La qualification pour l’édition 2026 constitue ainsi la deuxième présence de la RDC à une phase finale de Coupe du monde.
Une reconstruction menée dans la durée
Le travail de Desabre avec la sélection congolaise s’inscrit dans une approche axée sur la continuité, l’organisation technique et la planification à long terme. La fédération congolaise a d’ailleurs prolongé son contrat jusqu’en 2029, confirmant sa volonté de préserver la stabilité du projet.
Avant son arrivée en RDC, le technicien avait construit une grande partie de son expérience en Afrique. Né à Valence, en France, il a commencé sa carrière à l’ES Le Cannet-Rocheville avant de rejoindre l’ASEC Mimosas, en Côte d’Ivoire, en 2010. Il a ensuite travaillé dans plusieurs environnements du football africain, notamment au Cameroun, en Tunisie, en Angola, en Algérie, au Maroc, en Égypte et en Ouganda.
Son parcours comprend notamment un titre national et une demi-finale de Ligue des champions de la CAF avec Coton Sport. Avec l’Ouganda, il avait également atteint la phase à élimination directe de la Coupe d’Afrique des nations 2019. Cette expérience a contribué à bâtir une réputation fondée sur la discipline, l’organisation et la capacité à rendre ses équipes compétitives.
Des performances encourageantes avant le Mondial
À la CAN 2023 en Côte d’Ivoire, la RDC a atteint les demi-finales. Les Léopards avaient franchi la phase de groupes sans remporter de match, avant d’éliminer l’Égypte aux tirs au but en huitièmes de finale. Ils avaient ensuite dominé la Guinée 3-1 en quarts.
Leur parcours s’était arrêté face à la Côte d’Ivoire, victorieuse 1-0 en demi-finale. La RDC avait ensuite terminé quatrième après une défaite contre l’Afrique du Sud aux tirs au but dans le match pour la troisième place.
Pour atteindre le Mondial 2026, la sélection congolaise a dû passer par les barrages africains puis par le tournoi de barrages de la FIFA, après avoir terminé derrière le Sénégal dans son groupe de qualification. Elle a éliminé le Cameroun et le Nigeria lors de la phase continentale, avant de battre la Jamaïque 1-0 après prolongation à Guadalajara. Axel Tuanzebe a inscrit le but décisif.
Une première expérience mondiale jusqu’au Round de 32
En phase finale, les Léopards ont commencé par un nul 1-1 contre le Portugal à Houston. Yoane Wissa a inscrit le premier but congolais de l’histoire en Coupe du monde. La RDC s’est ensuite inclinée 1-0 face à la Colombie, sur un but tardif de Daniel Muñoz, avant de renverser l’Ouzbékistan et d’obtenir sa qualification pour le Round de 32 parmi les meilleurs troisièmes.
Face à l’Angleterre, Brian Cipenga a donné l’avantage à la RDC dès la septième minute. Longtemps gênée par l’organisation défensive congolaise, l’Angleterre a finalement inversé la tendance dans les dernières minutes grâce à deux buts de Harry Kane. Les Anglais se sont imposés 2-1, mettant fin au parcours des Léopards.
Cette campagne demeure néanmoins un repère majeur pour le football congolais. Elle illustre, aux côtés des performances des sélections africaines — neuf des dix représentants du continent ayant franchi la phase de groupes — les thèmes placés au cœur de la conférence de la CAF : développement technique, continuité et préparation de l’avenir avant 2030.
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