Un essai clinique consacré à la prévention post-exposition de la maladie à virus Ebola est en cours dans l’est de la République démocratique du Congo, dans la province de l’Ituri. Plus de 250 personnes ayant été en contact avec la souche rare Bundibugyo participent actuellement à l’étude.
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L’essai EBO-PEP porte sur une pilule antivirale expérimentale administrée après un contact présumé avec le virus. Le traitement vise à déterminer s’il peut limiter les conséquences d’une exposition, mais aucune conclusion n’est encore disponible sur son efficacité.
Un suivi renforcé des participants
L’étude a débuté en juillet. Elle prévoit de recruter près de 1 000 personnes, adultes ou enfants âgés de plus de 12 ans, qui ont été en contact avec un cas confirmé au cours des cinq jours précédents et qui ne présentent pas de symptômes.
Les participants sont suivis quotidiennement en présentiel pendant 21 jours. Un dernier appel téléphonique ou une dernière visite est ensuite prévu au 42e jour. Ce dispositif doit permettre aux équipes médicales d’observer l’évolution de leur état après l’exposition et l’administration du traitement expérimental.
Jacques Zawadi, médecin investigateur de l’essai EBO-PEP, a souligné l’espoir suscité par cette recherche. « Identifier un médicament pour traiter une maladie qui n’en a pas donne de l’espoir », a-t-il déclaré, ajoutant que la plupart des participants étaient satisfaits de prendre part à l’étude, malgré son caractère expérimental.
La souche Bundibugyo au centre des recherches
La souche Bundibugyo fait partie des formes rares du virus Ebola. Elle ne dispose actuellement d’aucun vaccin homologué. Dans ce contexte, l’essai cherche à évaluer l’intérêt d’une intervention médicamenteuse immédiatement après une suspicion de contact.
Le bilan global de l’épidémie fait état d’au moins 8 300 cas confirmés depuis sa déclaration à la mi-mai, dont 4 000 décès. Le foyer est décrit comme le plus meurtrier jamais enregistré dans le pays.
Une participante a expliqué avoir rejoint l’étude après le décès de son oncle, dont les résultats avaient été positifs à Ebola. Elle a également affirmé qu’aucun membre de sa famille n’était tombé malade après son inclusion dans l’essai. Ce témoignage individuel ne constitue toutefois pas, à lui seul, une preuve de l’efficacité du traitement.
La vaccination des soignants se poursuit
Parallèlement à l’essai médicamenteux, la République démocratique du Congo a commencé à vacciner des agents de santé avec Ervebo. Ce vaccin s’est montré efficace lors de précédentes flambées provoquées par une autre souche, plus courante, du virus Ebola.
Les autorités étudient encore la capacité d’Ervebo à prévenir la maladie causée par la souche Bundibugyo. Le vaccin pourrait offrir une certaine protection, mais son efficacité contre cette forme du virus n’est pas établie à ce stade.
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