Le volet recettes de la Loi de finances rectificative 2026 a été adopté dans un contexte marqué par des difficultés persistantes de recouvrement et de mobilisation des ressources publiques. À cette occasion, le président de l’Assemblée nationale, Dansa Kourouma, a attiré l’attention des députés sur plusieurs sommes dues à l’État.
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Son intervention a porté notamment sur les créances fiscales, les reversements attendus d’organismes publics, les dividendes des sociétés appartenant à l’État ainsi que les revenus liés au secteur minier.
Un faible niveau de recouvrement fiscal
Dansa Kourouma a indiqué que 1 200 milliards de francs guinéens de créances fiscales avaient été confirmés auprès de 45 grandes entreprises. Selon le président de l’Assemblée nationale, seuls 17 % de ce montant auraient été recouvrés.
Il a également cité la situation de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications. Au titre de l’exercice 2025, l’ARPT devait encore reverser 108 milliards de francs guinéens à l’État, a-t-il affirmé.
Le président de l’Assemblée nationale a par ailleurs déclaré qu’aucun montant n’avait encore été encaissé par le Trésor public au titre de biens saisis ou confisqués dans le cadre de décisions de justice.
Des dividendes et des paiements toujours attendus
La contribution des entreprises publiques aux recettes de l’État a également été mise en cause. D’après les chiffres avancés par Dansa Kourouma, 18 des 34 sociétés publiques recensées n’auraient versé aucun dividende à l’État en 2025.
Il a aussi évoqué des sommes restant à verser par SOGES et SOGEKA, en raison d’impayés accumulés par Électricité de Guinée (EDG). Le montant concerné serait proche de 2 594 milliards de francs guinéens. La ventilation de cette somme entre les deux structures n’a pas été précisée.
L’écart signalé dans le secteur de la bauxite
Le secteur extractif, particulièrement stratégique pour l’économie guinéenne, a constitué un autre volet de son intervention. Dansa Kourouma a rappelé qu’un écart avait été relevé en 2023 entre les prix de référence de la bauxite et les chiffres d’affaires déclarés.
Selon le chiffre cité par le président de l’Assemblée nationale, cet écart aurait atteint près de 13 805 milliards de francs guinéens. La méthode de calcul de cette estimation n’a pas été détaillée.
Face à ces difficultés, Dansa Kourouma a estimé que les pouvoirs publics disposent déjà des bases juridiques nécessaires. « L’État dispose des instruments juridiques ; il lui appartient d’en faire usage avec constance », a-t-il déclaré, appelant les administrations fiscales, les entreprises publiques, les autorités de régulation et les autres acteurs concernés à appliquer effectivement les mécanismes existants.
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