Le président brésilien Lula est arrivé en tête du deuxième tour de l’élection présidentielle au Brésil devant Jair Bolsonaro. Il a recueilli 51,8 % des voix, contre 48,2 % pour son adversaire de droite, soit un écart de plus de quatre millions de suffrages.
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Environ 160 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour ce scrutin, présenté comme un choix entre le maintien du Brésil parmi les principaux bastions de la gauche en Amérique latine et un rapprochement avec la dynamique de droite observée dans la région, notamment sous l’influence politique du président américain Donald Trump.
Des difficultés liées aux transports
Le déroulement du vote a été perturbé dans plusieurs endroits. L’équipe de campagne de Lula a saisi la Cour suprême au sujet du retrait de bus dans plusieurs villes, estimant que ces difficultés pouvaient affecter l’accès des électeurs aux bureaux de vote.
Le camp de Jair Bolsonaro a, de son côté, demandé au Tribunal supérieur électoral une prolongation du vote dans les États du Minas Gerais et du Rio Grande do Sul. Cette requête a été motivée par de fortes pluies signalées dans ces régions.
Une prolongation contestée
Un juge de la Cour suprême a décidé de prolonger de deux heures la fermeture des bureaux de vote. Le juge Zanin a ensuite précisé que cette mesure ne concernait que les urnes électroniques qui n’avaient pas encore été fermées au moment de sa décision.
Cette décision a suscité des réactions opposées parmi les électeurs. À Rio, Jacqueline Maria Lima de França, entrepreneuse de 34 ans et partisane de gauche, a défendu la mesure. « L’extension des horaires n’est que justice, chacun doit avoir le droit de voter et cela a été négligé », a-t-elle déclaré alors qu’elle suivait le dépouillement avec d’autres sympathisants.
À Brasilia, Aurelio Junior, dentiste de 45 ans et partisan de droite, a rejeté cette prolongation. « C’est une honte », a-t-il affirmé, accusant les responsables d’avoir « inventé cette prolongation de deux heures pour tenter d’équilibrer le résultat ».
Un scrutin à forte portée politique
Le face-à-face entre Lula et Jair Bolsonaro s’inscrit dans un contexte de forte polarisation politique. Bolsonaro, ancien président brésilien présenté comme un dirigeant d’extrême droite, a été condamné pour tentative de coup d’État. Le résultat du deuxième tour place ainsi Lula en tête dans un pays au cœur des débats sur l’orientation politique de l’Amérique latine.
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