Le Nigeria a intensifié les mesures de contrôle sanitaire à l’aéroport de Lagos après la confirmation de son premier cas de la souche Bundibugyo du virus Ebola. Les voyageurs arrivant de l’étranger sont soumis à des prises de température, tandis que les autorités sanitaires renforcent la recherche des personnes susceptibles d’avoir été exposées.
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Le patient confirmé revenait d’Ouganda et avait effectué une escale à Addis-Abeba, en Éthiopie. Les autorités sanitaires nigérianes indiquent qu’il est placé en isolement et que son état est stable. Elles ont identifié 44 contacts et poursuivent les démarches visant à retrouver d’autres personnes qui pourraient avoir été en contact avec lui.
Une surveillance renforcée à Lagos
À l’aéroport de Lagos, les passagers internationaux font l’objet de contrôles thermiques à leur arrivée. Le dispositif vise à repérer rapidement d’éventuels symptômes et à limiter les risques de transmission dans un pays à forte densité de population.
Cette annonce intervient dans un contexte de préoccupations croissantes liées à la propagation du virus en Afrique. Des cas ont récemment été confirmés au Kenya et au Nigeria. En Ouganda, où le patient nigérian séjournait avant son retour, le pays avait été déclaré exempt d’Ebola en août, après avoir enregistré 20 cas.
La République démocratique du Congo fait par ailleurs face, depuis mai, à une épidémie décrite comme la plus grave de son histoire par les informations disponibles sur la situation régionale. L’Organisation mondiale de la santé a averti que la progression du virus de l’est vers l’ouest du continent illustrait la complexité de l’épidémie en cours.
Des inquiétudes sur le délai du dépistage
La prise en charge du cas nigérian suscite également des interrogations. Le patient n’aurait été testé pour Ebola que 13 jours après l’apparition de ses symptômes. Les informations disponibles ne précisent pas la raison de ce délai, mais cette situation alimente les inquiétudes sur le risque de détection tardive et de contacts supplémentaires.
Dans l’espace public, les réactions des voyageurs sont contrastées. Patrick Akwongu, un passager nigérian de retour d’Italie avec une escale à Addis-Abeba, a fait part de sa crainte face à une éventuelle propagation dans un pays très peuplé. « Nous ne voulons pas d’un tel cas ici au Nigeria », a-t-il déclaré, en évoquant les décès rapportés en République démocratique du Congo.
Bezalel Mfashingabo, arrivé de Nairobi après une escale à Addis-Abeba, a pour sa part affirmé ne pas être particulièrement inquiet. Il a toutefois dit prendre des précautions et salué les mesures de quarantaine appliquées aux personnes infectées au Kenya.
Un précédent qui nourrit l’optimisme
Des experts se montrent optimistes quant à la capacité du Nigeria à empêcher une nouvelle transmission, notamment en raison de l’expérience acquise lors de l’épidémie d’Ebola contenue en 2014. Cette confiance n’exclut pas la nécessité d’un suivi rigoureux des contacts et d’une identification rapide des cas potentiels.
Pour l’heure, les autorités maintiennent l’isolement du patient, renforcent les contrôles aux frontières aériennes et poursuivent le recensement des personnes exposées. La surveillance de l’évolution de la situation doit permettre d’évaluer si le cas confirmé reste isolé ou s’il existe d’autres chaînes de transmission.
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