Le gouvernement guinéen poursuit la mise en œuvre de la première phase du Projet 1 600 PEM, un programme consacré au renforcement de l’accès à l’eau potable dans les sept régions administratives du pays. Les infrastructures ciblent notamment les communautés rurales, les structures sanitaires, les établissements scolaires et les établissements pénitentiaires.
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Le dispositif repose sur quatre composantes. La première prévoit la réalisation de 14 postes d’eau autonomes dans des maisons centrales et des maisons d’arrêt réparties à travers le pays. Ces installations doivent fournir 67 points d’eau modernes à plus de 2 500 détenus, dans des établissements représentant une capacité carcérale de 3 548 places.
Des forages pour les communautés et les services publics
La deuxième composante porte sur 170 forages équipés de pompes à motricité humaine. Ils sont destinés à des structures sanitaires, à des établissements scolaires ainsi qu’à des communautés rurales. L’objectif est de rapprocher les points d’approvisionnement des populations et de renforcer l’accès à l’eau dans les services essentiels.
Deux systèmes d’adduction d’eau potable constituent le troisième volet du programme. À Kôma, dans la commune rurale de Sabadou-Baranama, préfecture de Kankan, le réseau doit desservir Kôma, Moriah et Sabadou-Centre grâce à 642 points d’eau modernes. À Timbi-Madina, dans la préfecture de Pita, l’infrastructure prévue doit alimenter onze secteurs et compter 620 points d’eau modernes.
La quatrième composante concerne la préfecture de Beyla. Dix-neuf forages y ont déjà été réalisés et géolocalisés, notamment dans la commune urbaine ainsi que dans les sous-préfectures de Moussadou et de Sinko. Cinq ouvrages ont par ailleurs enregistré des essais de débit concluants. Les informations disponibles ne précisent toutefois pas les débits mesurés.
Plusieurs chantiers déjà engagés
D’après les responsables du projet, les travaux ont effectivement commencé sur les 14 sites destinés aux postes d’eau autonomes ainsi que sur le système d’adduction de Kôma. Les forages de Beyla sont exécutés, tandis que d’autres infrastructures se trouvent encore dans des phases de mobilisation ou d’exécution.
Le ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures a fixé à janvier 2027 l’échéance de cette première phase. Pour suivre l’avancement, le dispositif prévoit notamment des jalons mensuels par région et une mobilisation simultanée des chantiers. La sécurisation des financements et des équipements stratégiques figure également parmi les mesures annoncées.
Avant la réception des ouvrages, un contrôle de la qualité de l’eau doit être effectué. Le programme prévoit aussi la formation d’artisans réparateurs et la création de comités de gestion locaux afin de contribuer à la continuité du service après la mise en exploitation des infrastructures.
Une deuxième étape en préparation
Une seconde étape, portant sur 400 nouvelles adductions d’eau potable, est en préparation. Plusieurs préfectures sont identifiées comme prioritaires, notamment Koundara, Guéckédou, Koubia, Siguiri, Kérouané, Mandiana, Dinguiraye, Mali, Gaoual, Dabola et Tougué. La répartition définitive des ouvrages reste toutefois en cours d’examen.
Le ministre Aboubacar Camara a salué l’engagement du Service national des points d’eau (SNAPE) et de ses équipes techniques dans la mise en œuvre du programme. Les entreprises chargées des travaux, les services techniques déconcentrés et les futurs comités locaux sont appelés à contribuer au suivi et à la pérennité des installations.
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