La chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu, jeudi 15 octobre 2026, sa décision dans l’affaire opposant le parquet spécial près cette juridiction à Dr Mohamed Diané, ancien ministre de la Défense nationale sous le régime déchu.
Constitué partie civile dans le dossier, l’État guinéen a été déclaré recevable dans sa démarche. La juridiction a également considéré son action comme fondée et lui a accordé une somme globale de 300 milliards de francs guinéens.
La réaction de l’Agent judiciaire de l’État
Me Pépé Antoine Lamah, représentant de l’Agent judiciaire de l’État, a pris acte de la décision au nom des avocats de l’État guinéen. « Nous, avocats de l’État guinéen représentés par l’agence judiciaire, nous prenons acte de cet arrêt », a-t-il déclaré.
L’avocat a précisé que les représentants de l’État allaient faire un compte rendu aux autorités compétentes avant de déterminer la suite à donner au dossier. « Nous allons rendre compte à qui de droit et nous aviserons », a-t-il ajouté.
Une condamnation revue à la baisse
Dans son arrêt, la chambre des appels a déclaré Dr Mohamed Diané non coupable des faits de détournement de deniers publics. Elle l’a en revanche reconnu coupable d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux.
La peine d’emprisonnement prononcée s’élève à quatre ans et huit mois. Elle est inférieure à la peine initiale de cinq ans mentionnée dans le dossier.
Dr Mohamed Diané a également été condamné au paiement d’une amende de 3 milliards de francs guinéens. La décision prévoit en outre le versement de 300 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts au profit de l’État.
La décision intervient dans une procédure où l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État, avait officiellement engagé une action en qualité de partie civile. Les suites concrètes de l’arrêt doivent être précisées après le compte rendu annoncé par Me Pépé Antoine Lamah.
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