Les corps de Mamadou Daye Diallo et de Kadiatou Keita ont été retrouvés dans la matinée du lundi 12 octobre 2026, à bord d’un véhicule stationné à Petit Simbayah, dans la commune de Lambanyi.
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Les premières conclusions médico-légales rapportées par Hassan Bah, médecin légiste présenté comme professeur, orientent vers une mort par asphyxie. Les deux victimes auraient probablement été intoxiquées au monoxyde de carbone.
Une hypothèse liée aux gaz d’échappement
D’après le médecin légiste, les examens n’ont révélé aucune trace de violence sur les corps. Aucun signe de coups, de blessure par arme blanche ou de projectile n’a été constaté lors de l’autopsie.
Hassan Bah a expliqué que les deux personnes présentaient des signes compatibles avec un manque d’oxygène. Il estime qu’elles seraient mortes pendant leur sommeil, après avoir probablement inhalé des gaz provenant du moteur.
Parmi les hypothèses examinées figure celle d’une fuite de gaz d’échappement dans l’habitacle, alors que le moteur aurait pu fonctionner durant toute la nuit. La défectuosité du système d’échappement et la durée de fonctionnement du moteur restent toutefois à établir.
Le monoxyde de carbone peut résulter d’une combustion incomplète du carburant. Ce gaz toxique se fixe sur l’hémoglobine et perturbe le transport de l’oxygène dans le sang.
De l’argent et deux téléphones remis à la police
Les recherches effectuées dans le véhicule ont permis de retrouver deux téléphones portables ainsi que 23 420 000 francs guinéens. Une boîte de bière se trouvait également à proximité des corps.
Hassan Bah a indiqué ne pas connaître, à ce stade, l’origine de la somme ni l’identité de son propriétaire. Il a annoncé que l’argent et les téléphones seraient remis à la police pour contribuer aux investigations, notamment à la vérification de la provenance des fonds et à l’établissement des circonstances exactes du drame.
Le médecin légiste a aussi évoqué la possibilité que des produits contenus dans la boîte de bière aient favorisé un sommeil profond ou une altération de la conscience. Cette piste demeure incertaine, la marque de la bière et la nature exacte des produits n’étant pas connues.
Une mort accidentelle envisagée
Sur la base des éléments médico-légaux disponibles, Hassan Bah a déclaré qu’aucun indice scientifique ne permettait d’attester l’intervention d’une tierce personne. Il a ainsi écarté, à ce stade de son appréciation, l’hypothèse de personnes tuées dans le véhicule.
Les éléments recueillis orientent plutôt vers une mort probablement accidentelle, sans constituer une conclusion définitive sur l’ensemble des circonstances. Les objets retrouvés dans la voiture doivent désormais être exploités dans le cadre des investigations policières.
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