Des rumeurs faisant état d’une éventuelle pénurie de carburant suscitent depuis plusieurs jours de longues files d’attente devant plusieurs stations-service de Conakry. Dans certains quartiers, les usagers continuent de patienter pour s’approvisionner, alors que certaines stations ferment plus tôt que prévu.
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La situation alimente les inquiétudes des automobilistes et des consommateurs, sans qu’une pénurie effective n’ait été confirmée. Des vendeurs du marché noir semblent, de leur côté, profiter de cette tension pour écouler du carburant à des prix élevés. Aucun montant précis n’est toutefois établi concernant ces ventes.
Un démenti du chargé de communication
Alpha Kabiné Sidimé, chargé de communication, rejette l’hypothèse d’une crise d’approvisionnement. Dans un message publié sur Facebook, il invite les usagers à ne pas céder à la panique.
« J’invite les usagers à éviter les achats de panique. Il n’y a ni crise ni pénurie de carburant en Guinée », affirme-t-il. Il rappelle également que, compte tenu du caractère inflammable des produits pétroliers, leur stockage « est inapproprié en tout lieu ».
À ce stade, aucune annonce officielle d’une hausse imminente du prix du carburant n’est rapportée. Des informations attribuées au président de la République, Mamadi Doumbouya, indiquent par ailleurs, au conditionnel, qu’une augmentation ne serait pas envisagée pour le moment.
Le prix officiel reste fixé à 12 000 GNF
Le tarif officiel de l’essence à la pompe est indiqué à 12 000 francs guinéens par litre depuis le 1er juin 2022. Ce niveau de prix aurait ainsi été maintenu pendant plus de quatre ans au moment du reportage, dans un contexte marqué par l’évolution des prix internationaux des produits pétroliers.
Selon les données disponibles et les taux de conversion retenus, la Guinée se situerait au sixième rang sur sept parmi ses voisins pour le prix officiel du carburant, devant seulement le Liberia. En Sierra Leone et au Sénégal, le prix du super dépasserait l’équivalent de 15 300 francs guinéens par litre.
Cette comparaison régionale nourrit les interrogations sur l’équilibre économique du dispositif. La Société nationale des pétroles (SONAP), dirigée par le Dr Lanciné Condé, pourrait notamment être amenée à absorber un éventuel écart entre le coût d’approvisionnement et le prix payé à la pompe. Le mécanisme de cette éventuelle prise en charge n’est toutefois pas précisé, pas plus que l’existence effective d’un manque à gagner.
Les files persistent dans certains quartiers
Malgré le démenti de toute pénurie, les files d’attente demeurent visibles dans certains secteurs de Conakry. Le nombre exact de stations concernées et l’ampleur du phénomène ne sont pas établis.
Les autorités appellent donc les usagers à éviter les achats excessifs et le stockage de produits pétroliers. La situation reste pour l’heure liée à des rumeurs, tandis que le prix officiel annoncé demeure inchangé.
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