Abdoulaye Yéro Baldé a salué la grâce présidentielle accordée à 217 détenus, parmi lesquels Mamadou Aliou Bah, président du Mouvement démocratique libéral (MoDeL). Pour le président du FRONDEG et ancien ministre, cette décision doit être considérée au-delà des appartenances et des clivages politiques.
Une portée humaine et politique
Dans sa réaction, Abdoulaye Yéro Baldé insiste d’abord sur la dimension humaine de la libération de Mamadou Aliou Bah, détenu depuis près de deux ans. « La liberté retrouvée par Aliou Bah, après près de deux années de détention, est d’abord celle d’un citoyen qui va pouvoir retrouver les siens », souligne-t-il.
Le responsable politique estime que cette mesure peut également contribuer à rétablir progressivement la confiance entre les différents acteurs. Il appelle ainsi à dépasser les lectures strictement partisanes de la décision et à en apprécier la portée pour la société guinéenne.
Un appel à une dynamique plus large
Au-delà de la situation des personnes concernées, Yéro Baldé souhaite que la grâce constitue le point de départ d’une évolution plus générale du climat politique. « Je souhaite donc que cette décision puisse être le début d’une dynamique plus large d’apaisement, de dialogue et de confiance », déclare-t-il.
Son appel intervient dans un contexte marqué par de profondes divergences politiques et une confiance fragile entre les différents acteurs. Il estime que la Guinée a besoin de moins de tensions et de davantage de sérénité afin que toutes les sensibilités puissent participer à la construction du pays.
Pour le président du FRONDEG, les désaccords ne sont pas incompatibles avec la recherche de convergences. Il rappelle que les positions peuvent continuer à diverger dans une République, à condition que ces différences ne ferment pas la voie à des valeurs communes.
« La République doit pouvoir être un espace où les désaccords existent, mais où ils ne nous empêchent jamais de nous retrouver autour de l’essentiel : la paix, la justice, la dignité et l’intérêt supérieur de la Guinée », affirme-t-il.
À travers cette prise de position, Abdoulaye Yéro Baldé associe donc la libération des 217 détenus à un enjeu plus large de décrispation politique et de reconstruction de la confiance en Guinée.
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