Le Plan stratégique de réforme des finances publiques (PREFIP) 2026-2030 a franchi une première étape importante en Guinée. Réunis pendant deux jours, des cadres de l’administration publique ainsi que des partenaires techniques et financiers ont achevé, jeudi 22 octobre 2026, l’examen des principales orientations de la réforme pour les cinq prochaines années.
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À l’issue de l’atelier, le document a été validé sur le plan technique. Cette approbation reste toutefois conditionnée à la prise en compte des recommandations formulées par les participants. Le PREFIP devra ensuite être finalisé avant d’être transmis au gouvernement pour adoption.
Un document élaboré de manière participative
Le processus de préparation du plan a associé les structures concernées, les experts et les cadres de l’administration. Pour Malik Sawadogo, expert en gestion des finances publiques et coordonnateur de la mission d’accompagnement de la Cellule technique de suivi des programmes et des réformes des finances publiques (CTSP-RFP), le PREFIP doit définir la trajectoire des réformes que la Guinée entend conduire au cours des cinq prochaines années.
Il a également présenté le plan comme un outil destiné à accompagner les politiques de développement du pays, notamment le programme Simandou. Selon lui, l’enjeu consiste désormais à faire passer le document de la planification à l’exécution, avec l’objectif de rendre les premiers résultats visibles à partir de 2027.
« L’une des recommandations est de faire en sorte que l’ensemble du plan d’action puisse être mis en œuvre, afin que les résultats soient déjà visibles à partir de 2027 et contribuent à améliorer les conditions de vie des Guinéens », a déclaré Malik Sawadogo.
Des compléments attendus avant la mise en œuvre
Les échanges ont permis de relever plusieurs points à préciser. Les recommandations concernent notamment certaines procédures législatives et administratives susceptibles de ralentir l’adoption de documents nécessaires à la mise en œuvre des activités. Les participants ont préconisé des approches permettant d’accélérer la validation de ces documents.
Le volet budgétaire doit également être complété, tout comme le calendrier détaillé du plan. Oueret Ernest Guilavogui, directeur adjoint du Service de modernisation des systèmes d’information au ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, a par ailleurs insisté sur la nécessité de mettre en place les instances de gouvernance. Leur installation est considérée comme une condition préalable au lancement effectif des réformes.
« Ce PREFIP, dans son ensemble, est cohérent, mais il devra être complété sur le volet budgétaire ainsi que par un calendrier détaillé », a-t-il expliqué.
Une étape avant l’adoption gouvernementale
Dans son discours de clôture, Dr Mamadou Barry, secrétaire exécutif de la CTSP-RFP, a confirmé la validation technique du document tout en rappelant qu’elle demeurait soumise à l’intégration des observations formulées durant l’atelier.
« Je reste convaincu que leur intégration permettra de disposer d’un document stratégique cohérent, opérationnel et à la hauteur des ambitions de notre pays en matière de réforme des finances publiques », a-t-il déclaré.
La prochaine séquence devra donc porter sur la finalisation du PREFIP, son adoption par le gouvernement et la mise en place des mécanismes de gouvernance. Les administrations concernées sont appelées à maintenir leur collaboration afin de permettre le démarrage de la mise en œuvre du plan et l’obtention des résultats annoncés à partir de 2027.
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