La première journée de la 5e édition du UK-Francophone West & Central Africa Forum (WCAF V) s’est poursuivie en Guinée avec des panels ministériels et des sessions d’échanges consacrés aux opportunités d’investissement. Des responsables guinéens, des représentants de pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre ainsi que des partenaires britanniques ont participé aux discussions.
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Certains échanges étaient dédiés aux priorités de la Guinée, tandis que d’autres portaient sur les enjeux propres aux différents pays représentés. Les débats ont notamment abordé l’accès à l’eau potable, la production d’électricité, les infrastructures et le financement de projets structurants.
Des projets liés à Simandou 2040
Le ministre du Plan, Ismaël Nabé, a présenté la tenue du forum en Guinée comme une marque de confiance du Royaume-Uni. Il a également souligné la participation d’environ sept ministres et de plusieurs chefs de délégation issus des pays francophones d’Afrique de l’Ouest et du Centre, qu’il estime au nombre de 15.
Selon le ministre, UK Export Finance (UKEF) représente une capacité de financement de 1,8 milliard de livres sterling, soit environ 2 milliards de dollars. Les ressources évoquées doivent contribuer à la réalisation de projets inscrits dans le programme Simandou 2040, notamment dans l’eau potable, les autoroutes, l’électricité, l’éducation et la cité administrative.
Ismaël Nabé a indiqué que des accords de financement avaient déjà été signés pour plusieurs projets. Leur ratification par l’Assemblée nationale est toutefois encore attendue. Il a aussi annoncé qu’UKEF devait présenter, le lendemain, une nouvelle enveloppe destinée à accroître sa capacité de financement en faveur de la Guinée. Le montant de cette enveloppe n’a pas été précisé.
L’hydraulique parmi les secteurs ciblés
Le Service national d’aménagement des points d’eau (SNAPE) a, de son côté, mis en avant les besoins des populations de Conakry et de l’intérieur du pays. Son directeur général, Aladji Fodé Kaba, a fait état de deux grands investissements ciblés dans le secteur de l’eau dans le cadre du WCAF, dont un porté par l’entreprise britannique Aqua Africa.
Le responsable a précisé que les projets ne se limiteraient pas à la réalisation de forages. Ils porteraient également sur de grandes adductions d’eau potable, dont une seule pourrait desservir des populations sur une distance d’une cinquantaine de kilomètres. Un troisième financement, présenté sous l’appellation « High-Tech », doit compléter ces investissements hydrauliques.
La production électrique au centre des discussions
Pour le ministre de l’Énergie, Laye Sékou Camara, l’énergie devrait être identifiée comme un pilier à part entière du programme Simandou 2040. Il estime que les cinq axes du programme ne peuvent être pleinement développés sans une capacité de production électrique suffisante.
Le ministre a évoqué des discussions avec des investisseurs, notamment UKEF et la Banque africaine de développement (BAD), autour de projets de production. La finalisation prochaine des accords liés à une centrale thermique est espérée, tandis qu’un projet de centrale côtière se trouve déjà à l’Assemblée nationale.
Laye Sékou Camara a également relevé une couverture électrique relativement élevée en Basse-Guinée et en Moyenne-Guinée, mais très faible en Haute-Guinée et en Guinée forestière, sans avancer de données chiffrées. La ligne d’interconnexion Guinée-Mali contribue, selon lui, à alimenter le reste du pays, mais ne saurait remplacer l’augmentation de la production.
Les investisseurs sont ainsi encouragés à soutenir l’hydroélectricité et le solaire. Le ministre souhaite que les négociations financières soient conclues dans un délai maximal d’un an, afin que la mise en œuvre des projets puisse commencer dès la deuxième année. La deuxième journée du forum est prévue le mercredi 21 octobre 2026.
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