La chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) devait se prononcer, mercredi 21 octobre 2026, dans l’affaire visant Mohamed Lamine Bangoura, ancien président de la Cour constitutionnelle sous le régime déchu.
Le dossier concerne également trois autres personnes, présentées comme étant en fuite. Les poursuites engagées par le parquet spécial portent sur des faits présumés de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite, de blanchiment de capitaux et de complicité. Le montant évoqué dans le cadre de l’affaire s’élève à 20 milliards de francs guinéens.
Un prévenu détenu depuis décembre 2022
Mohamed Lamine Bangoura est détenu depuis décembre 2022. À la barre, l’ancien responsable de la Cour constitutionnelle a plaidé non coupable, contestant ainsi les faits qui lui sont reprochés.
Ses trois co-prévenus ne comparaissent pas dans les mêmes conditions, puisqu’ils sont indiqués comme étant en fuite. La décision attendue devait donc concerner la procédure engagée contre l’ancien président de la Cour constitutionnelle, dans le cadre défini par la juridiction spécialisée.
Les réquisitions du parquet spécial
Lors de ses réquisitions, le parquet spécial, représenté par le procureur Biwon Millimono, a demandé une peine de dix ans d’emprisonnement contre Mohamed Lamine Bangoura. Il a également requis une amende de 50 milliards de francs guinéens.
Le ministère public a en outre sollicité la confiscation de l’ensemble des biens du prévenu au profit de l’État. Ces demandes constituent les réquisitions du parquet et ne préjugent pas du contenu de la décision de la chambre de jugement.
La juridiction devait rendre sa décision le 21 octobre 2026, sous réserve d’un éventuel changement de dernière minute. À ce stade, aucun sens ni contenu de la décision judiciaire n’est établi. Les faits visés dans la procédure demeurent présumés en l’absence d’une décision rapportée.
Aucun commentaire ! Soyez le premier à commenter.