À Alamein, Ndayishimiye alerte sur l’impact des violences sur le développement africain
Réunis au Forum africain d’Alamein, des dirigeants et responsables économiques ont débattu des effets de l’insécurité sur le développement du continent. Le président burundais Évariste Ndayishimiye a...
Le président burundais Évariste Ndayishimiye a consacré son intervention au Forum africain d’Alamein aux conséquences de l’insécurité sur les sociétés et les économies du continent. Devant des chefs d’État et des dirigeants d’entreprise venus de plusieurs pays africains, il a souligné les difficultés provoquées par la persistance des violences dans plusieurs régions.
Selon le chef de l’État burundais, l’instabilité compromet directement les activités agricoles, l’accès à l’école et la capacité des institutions à préparer des politiques de développement. Il a notamment affirmé que, dans un contexte d’insécurité, les agriculteurs ne se rendent plus aux champs, tandis que les enfants ne peuvent plus aller en classe.
« Au milieu de l’insécurité, plus aucun agriculteur ne va aux champs. Plus aucun enfant ne va à l’école. Aucune institution ne planifie le développement de son pays », a déclaré Évariste Ndayishimiye. Il a également déploré la persistance des violences sur le continent, citant la situation en République démocratique du Congo et au Soudan, qu’il a qualifiée de catastrophe humanitaire sans précédent.
Le développement au cœur des échanges
Les discussions du Forum africain d’Alamein ont réuni des responsables politiques et économiques autour de plusieurs priorités continentales. Le rendez-vous doit être organisé tous les deux ans sous mandat de l’Union africaine. Ses travaux doivent notamment porter sur les infrastructures, le commerce, l’agriculture, la santé, les mines, les technologies et les énergies renouvelables.
La tenue régulière de ce forum doit offrir un cadre de dialogue entre les États et les acteurs économiques africains. Les alertes formulées par le président burundais ont replacé la sécurité au centre des enjeux de développement, alors que les conflits affectent les moyens de subsistance, la scolarisation et la planification nationale.
Le rappel d’Abdel Fattah al-Sissi sur les ressources
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a, de son côté, défendu le droit de chaque État à se développer et à tirer profit de ses ressources naturelles. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’exercer ce droit avec responsabilité et sans porter préjudice aux autres pays.
« Il ne fait aucun doute que chaque État a le droit au développement et de bénéficier de ses ressources naturelles. Cependant, ce droit doit être exercé de manière responsable, sans causer de dommages aux autres États », a-t-il déclaré.
Cette position intervient dans le contexte du différend de longue date entre l’Égypte et l’Éthiopie au sujet du Grand barrage de la Renaissance éthiopienne. Le Caire considère cet ouvrage comme une menace pour sa part des eaux du Nil. Sans se limiter à ce dossier, Abdel Fattah al-Sissi a appelé les pays africains à privilégier les intérêts communs. « Nos intérêts communs sont plus importants que nos divergences », a-t-il ajouté.
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