À Matam, des boutiques utilisées comme école suscitent l’intervention de Charles Wright
Charles Wright a découvert, lors d’une tournée à Matam, un établissement scolaire installé dans des boutiques. Ibrahim Bangoura, présenté comme le représentant du fondateur, a été interpellé avant...
Une visite de terrain à Matam a donné lieu à une intervention du procureur spécial Charles Wright, vendredi 6 novembre. En tournée sur des chantiers de l’État, le magistrat a découvert un établissement scolaire aménagé dans des boutiques.
La situation a immédiatement suscité des interrogations sur les conditions d’accueil des élèves, ainsi que sur les responsabilités liées à l’ouverture de l’établissement. Charles Wright s’est adressé au maire et au deuxième vice-maire de Matam afin d’obtenir des explications.
Des explications demandées aux autorités communales
Devant les locaux concernés, le procureur spécial a dénoncé l’installation d’enfants dans des conditions qu’il a jugées inappropriées. « Ça, c’est de l’arnaque. Ce n’est pas une école. Regardez comment les enfants sont exposés », a-t-il déclaré, avant de demander au maire si cette situation lui paraissait normale.
Charles Wright a également questionné les autorités sur l’origine de l’autorisation ayant permis l’ouverture ou l’installation de l’établissement. Il a notamment demandé si la DCE en était à l’origine, sans qu’une réponse permettant d’établir clairement les responsabilités ne soit apportée sur place.
Le magistrat a ensuite appelé les autorités communales à prendre leurs responsabilités et à rencontrer les acteurs concernés. Il a aussi réprimandé le maire au sujet de la gestion de la commune et de l’installation d’établissements scolaires dans des locaux commerciaux.
Le représentant du fondateur interpellé
Pour identifier le responsable de l’établissement, Charles Wright a demandé au commissaire central de retrouver son fondateur. Ibrahim Bangoura s’est alors présenté comme le représentant de ce dernier, tout en précisant qu’il n’en était pas lui-même le fondateur.
Interrogé sur l’autorisation d’ouverture, Ibrahim Bangoura a affirmé que le document existait. Il a toutefois expliqué qu’il devait d’abord se concerter avec le fondateur avant de le présenter. Il a également déclaré que celui-ci se trouvait à Bonfi, sans pouvoir confirmer sa présence sur place ce jour-là.
À la suite de cet échange, Charles Wright a demandé aux policiers d’interpeller Ibrahim Bangoura. Celui-ci a ensuite été remis à la disposition du maire de Matam.
L’identité du fondateur de l’établissement n’a pas été établie au cours de la visite. L’existence de l’autorisation d’ouverture évoquée par Ibrahim Bangoura n’a, elle non plus, pas été documentée au moment du contrôle.
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