Environnement : le ministère et ses partenaires réévaluent les priorités autour de Simandou 2040
Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a réuni ses partenaires techniques et financiers pour examiner l’avancement des projets en cours et préparer les prochaines priorités...
Le ministère de l’Environnement et du Développement durable a organisé, le 2 novembre 2026, une table ronde consacrée à la revue à mi-parcours de ses projets. La rencontre, présidée par le ministre Fassou Théa, a réuni des partenaires techniques et financiers ainsi que plusieurs structures relevant du département, dont le Fonds de l’Environnement et du Capital naturel (FECAN).
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Les discussions ont porté à la fois sur les initiatives déjà engagées, les projets à venir et les ajustements nécessaires pour les inscrire dans la vision de développement économique et social Simandou 2040. L’objectif affiché était de renforcer la coordination des interventions et de dégager des orientations pour les prochaines étapes.
Compensation et restauration au cœur des échanges
Fassou Théa a indiqué que la revue devait aider le ministère à établir ses priorités en matière de compensation et d’optimisation des bénéfices liés aux activités minières et industrielles, ainsi qu’aux autres activités associées aux effets climatiques.
La compensation de la biodiversité, la gestion et la valorisation des déchets, la lutte contre la pollution et la restauration du couvert végétal figuraient parmi les principaux sujets abordés. Pour le ministre, la démarche doit permettre de « concilier le développement avec la conservation ».
Il a également souligné que le développement des activités économiques ne pouvait, selon lui, être dissocié de l’étude des impacts, de la compensation et de la restauration des milieux concernés. À l’issue de la table ronde, des engagements de la part des partenaires ainsi que des orientations stratégiques étaient attendus afin de préparer les perspectives de l’année suivante.
L’environnement présenté comme un axe de Simandou 2040
Marie SHAND, chargée des questions environnementales à la délégation de l’Union européenne à Conakry, a insisté sur la nécessité de maintenir l’environnement au centre du programme Simandou 2040. Elle a cité parmi les enjeux à traiter le climat, la protection des forêts, du littoral et des océans, la gestion des plastiques ainsi que le marché du carbone.
La représentante européenne a estimé que la coordination entre les acteurs devait permettre de rendre les actions plus pertinentes et d’en renforcer l’impact. Elle a rappelé que l’environnement constitue un enjeu transversal, mais aussi un élément essentiel du développement et du bien-être des communautés locales.
Vers une meilleure cartographie des interventions
Pour Mamady Kobélé Keita, représentant de la Banque mondiale, la réunion a permis d’harmoniser les points de vue sur les financements accordés au ministère par les partenaires techniques et financiers. Elle a également servi à dresser une cartographie des différentes interventions.
Il a jugé que les perspectives définies pourraient favoriser des interventions mieux ciblées et une coordination plus cohérente entre les partenaires qui accompagnent le département. La prochaine étape annoncée consiste à affiner le tableau de coordination des activités, également présenté comme une matrice des activités.
Le représentant de la Banque mondiale a par ailleurs recommandé l’instauration de réunions périodiques entre le ministère et ses partenaires. La gestion des déchets plastiques, notamment la collecte et le tri à la source, a aussi été évoquée, alors que des actions avaient déjà été engagées sur ce volet. Les participants ont discuté des limites actuelles et de différentes propositions pour améliorer cette prise en charge.
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