Vingt et une autorités administratives en fonction dans la région administrative de Siguiri ont été suspendues de leurs fonctions. La décision, signée par Djenabou Touré, ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, a été lue à la télévision nationale dans la soirée du vendredi 30 octobre 2026.
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La mesure concerne quatre préfets par intérim et 17 sous-préfets. Elle prévoit également les modalités de gestion des affaires courantes durant la période de suspension.
Quatre préfets par intérim concernés
Les préfets par intérim suspendus sont Mariame 2 Camara, sous-lieutenant et préfète par intérim de Doko, Aliou Camara, préfet par intérim de Dialakoro, Mohamed Lamine Koita, capitaine et préfet par intérim de Kintinia, ainsi que Sory Camara, capitaine et préfet par intérim de Siguirini.
La liste des sous-préfets
La décision vise également Pépé Doualamou, lieutenant-colonel et sous-préfet de Banko, Richard Yaradouno, lieutenant-colonel et sous-préfet de Naboun, et Lansana Ablaye Kourouma, sous-préfet de Didi.
Sont aussi concernés Roger Lama, sous-lieutenant et sous-préfet de Kourémalé, Moussa Diakité, lieutenant-colonel et sous-préfet de Fidako, Morlaye Soumah, sous-préfet de Dioma Bana, Amidou Cissé, sous-préfet de Niandankoro, ainsi que Mami Camara, sous-préfète de Maléah.
La liste comprend en outre Naman Kourouma, sous-préfet de Kignèbakoura, Almamy Konaté, sous-préfet de Koumandian Boukou, Djiba Condé, sous-préfet de Mignada, Fodé Isaac Camara, commandant et sous-préfet de Niagassola, Kaba Sidibé, sous-préfet de Tomboni, Aboubakar Kanté, sous-préfet de Norassoba, Moussa Oularé, lieutenant et sous-préfet de Franwalia, Lancein Kourouma, sous-préfet de Tomba Kansa, et Dianko Camara, sous-préfet de Nounkoukan.
Un dispositif pour assurer la continuité administrative
Pendant la suspension, la gestion des affaires courantes de la région administrative de Siguiri sera assurée par le secrétaire général de la préfecture de Siguiri, conformément aux dispositions réglementaires applicables.
Dans les préfectures de Doko, Kintinia, Dialakoro et Siguirini, cette responsabilité revient aux secrétaires généraux des communes territorialement compétentes, dans la limite de leurs attributions et sous réserve des textes en vigueur.
Pour les sous-préfectures concernées, les sous-préfets adjoints respectifs sont chargés d’assurer la gestion courante, conformément à la réglementation. Les responsables désignés devront veiller à la continuité du service public et au fonctionnement régulier des administrations concernées.
Une éventuelle transmission à la justice
La décision prévoit par ailleurs que les faits susceptibles de constituer des infractions à la législation pénale, s’ils sont relevés à l’encontre des autorités suspendues, pourront être transmis aux autorités judiciaires compétentes pour appréciation et suite de droit.
Elle précise que d’éventuelles poursuites judiciaires pourraient être engagées conformément aux lois et règlements en vigueur. La mesure évoque également la possibilité de procédures administratives et disciplinaires, sans préciser les faits à l’origine des suspensions ni leur durée.
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