La candidature de Gianni Infantino à un quatrième mandat à la présidence de la FIFA a reçu un appui important en Asie. Sheikh Salman bin Ibrahim Al Khalifa, président de la Confédération asiatique de football (AFC), a déclaré que le continent était uni derrière le dirigeant de l’instance mondiale.
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Ce soutien renforce la position d’Infantino dans la course à la présidence, alors que les associations membres de la FIFA seront appelées à choisir le prochain dirigeant. Le mandat qu’il vise doit courir jusqu’en 2031. Les éventuels candidats ont jusqu’au 18 novembre pour déposer leur nomination.
Une question sur une éventuelle démission
Interrogé sur la possibilité qu’il ait envisagé de quitter ses fonctions après l’abandon du projet FIFA Forward Enterprise (FFE), Gianni Infantino a accueilli la question avec un rire. Il a ensuite insisté sur le soutien dont il affirme bénéficier auprès des associations membres de la FIFA.
Le président de la FIFA a rappelé avoir été élu par 211 associations et a estimé que les différentes opinions devaient être respectées dans le cadre du processus démocratique de l’organisation. Il a également déclaré qu’il fallait pouvoir dépasser les désaccords et avancer.
Infantino a affirmé avoir reçu le soutien de l’AFC après son passage à Tokyo. Il a aussi déclaré, à propos d’une visite au Cap-Vert, que tous les pays africains l’avaient soutenu. Cette dernière affirmation relève de sa déclaration et n’est pas présentée ici comme une confirmation indépendante.
Le projet FFE reste un point de tension
Le FIFA Forward Enterprise devait s’appuyer sur des investissements privés dans une nouvelle entité chargée de contrôler des droits commerciaux liés à plusieurs grandes compétitions de la FIFA. Gianni Infantino a finalement abandonné cette proposition, qui avait suscité des critiques au sein de plusieurs confédérations.
L’AFC avait auparavant critiqué le projet aux côtés de l’UEFA et de la CONCACAF. Après son abandon, Infantino s’est excusé lors d’une réunion du Conseil de la FIFA à Zurich pour la manière dont le dossier avait été conduit.
Ces excuses n’ont toutefois pas convaincu certaines associations européennes. L’Allemagne et l’Angleterre figurent parmi les fédérations restées opposées après cette prise de parole. Le repositionnement de l’AFC, combiné aux divisions au sein de la CONCACAF, laisse l’Europe dans une position plus isolée sur ce dossier et souligne l’absence, à ce stade, d’une alternative clairement identifiée à Infantino.
Le vote des associations membres
Le président de la FIFA affirme que les divergences internes sont compatibles avec le fonctionnement démocratique de l’organisation. Il soutient que chaque association dispose de la même voix et que la majorité doit être respectée, tout en reconnaissant que les points de vue ne sont pas toujours faciles à réunir.
La décision finale reviendra aux associations membres de la FIFA. D’ici à la clôture du dépôt des candidatures, le soutien officiel de l’AFC constitue un signal favorable pour Infantino, tandis que les désaccords liés au projet FFE continuent de peser sur les équilibres entre les différentes régions du football mondial.
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