La secrétaire générale du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), Dame Kadiatou Bah, a appelé le gouvernement à accélérer l’application des engagements pris dans le protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 avec l’intersyndicale de l’éducation.
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Elle s’exprimait le 24 octobre, lors de la célébration en différé de la Journée mondiale de l’enseignant, en présence d’un représentant du ministère de l’Éducation nationale et du personnel enseignant.
Tout en reconnaissant les avancées obtenues au terme des négociations, Kadiatou Bah a estimé que la signature de l’accord ne mettait pas un terme au processus. « La véritable valeur d’un accord réside dans son application effective », a-t-elle déclaré, en demandant la concrétisation rapide des engagements qui restent en suspens.
Le statut particulier au centre des revendications
Pour l’intersyndicale composée de la FSPE, du SLECG et du SNE, la satisfaction de l’ensemble des points prévus dans le protocole additionnel du 3 janvier demeure une exigence non négociable.
La première revendication mise en avant par le SLECG concerne la finalisation, l’adoption et l’application du statut particulier du personnel de l’éducation. Kadiatou Bah souhaite que ce texte définisse clairement les droits et les obligations des enseignants, ainsi que les règles relatives aux carrières, aux rémunérations, aux indemnités, aux conditions de travail et aux perspectives professionnelles.
Elle a indiqué que les travaux de révision avaient été engagés au sein de commissions réunissant des représentants du gouvernement et des organisations syndicales. Le syndicat demande désormais que ce processus débouche sur un texte consensuel prenant en compte les intérêts des travailleurs de l’éducation.
Salaires, primes et situations administratives
Le protocole signé en janvier prévoit notamment des dispositions portant sur les primes de préparation et de craie, les indemnités de logement et de transport, les salaires bloqués, le reclassement de certains enseignants ainsi que la situation des enseignants contractuels.
La responsable syndicale a également demandé la poursuite de la revalorisation de la rémunération des enseignants, en tenant compte du coût de la vie et des responsabilités liées à leur métier. Elle a insisté sur la régularisation des dossiers administratifs qui influent directement sur les revenus, notamment l’échelon, l’indice, le reclassement, l’avancement, les actes administratifs, les primes et les indemnités dues.
« Un enseignant qui travaille doit être payé, c’est un principe élémentaire de justice sociale », a-t-elle affirmé. Le SLECG réclame, dans ce cadre, le règlement diligent des cas de salaires impayés ou bloqués lorsqu’ils sont reconnus comme injustifiés.
Un mécanisme permanent de suivi demandé
Kadiatou Bah a par ailleurs plaidé pour une plus grande transparence dans le traitement des dossiers administratifs, afin d’éviter que des enseignants ne restent longtemps sans rémunération.
Le SLECG souhaite aussi la création d’un mécanisme permanent de suivi du protocole. Cet outil permettrait, selon la syndicaliste, de faire régulièrement le point sur chacun des engagements pris par les parties.
Réaffirmant son attachement au dialogue social et aux solutions négociées, Kadiatou Bah a appelé les autorités à respecter les engagements convenus. « La parole donnée doit être suivie d’effets », a-t-elle soutenu.
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