Le Syndicat libre des enseignants et chercheurs (SLECG) a organisé, samedi 24 octobre 2026, une célébration différée de la Journée mondiale de l’enseignant en Guinée. À cette occasion, l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) a placé au centre des échanges la revalorisation de la profession et l’amélioration des conditions de travail dans le secteur de l’éducation.
Présent à la cérémonie, Abdoulaye Camara, secrétaire général de l’USTG, a salué la contribution des enseignants à la construction du pays. « L’enseignant n’est pas un travailleur comme les autres. Vous êtes les bâtisseurs de la nation, les éveilleurs de conscience et les piliers invisibles sur lesquels repose le développement socio-économique de la Guinée », a-t-il déclaré.
Dans son intervention, le responsable syndical a également évoqué les réalités auxquelles seraient confrontés les personnels de l’éducation. Il a notamment cité la précarité financière, les retards dans la régularisation des situations administratives, l’insuffisance des équipements et du matériel pédagogique, ainsi que les difficultés liées au statut des enseignants contractuels.
Des revendications sur les revenus et la protection sociale
L’USTG demande une amélioration substantielle du pouvoir d’achat des personnels de l’éducation. Cette revendication comprend notamment la révision des grilles indiciaires ainsi que des primes de technicité et d’éloignement.
La centrale syndicale réclame également une prise en charge sanitaire et une protection sociale effective pour les travailleurs de l’éducation et leurs familles. Elle plaide, en outre, pour l’instauration d’un dispositif de formation continue destiné à renforcer la qualification professionnelle des personnels.
Pour l’USTG, la valorisation de la fonction enseignante constitue un investissement stratégique pour l’avenir de la Guinée. Elle ne devrait pas être considérée comme une faveur accordée par l’État, mais comme une nécessité liée au rôle des enseignants dans le développement socio-économique du pays.
L’USTG promet de soutenir les syndicats de l’éducation
Abdoulaye Camara a réaffirmé l’appui de l’USTG aux syndicats de l’éducation dans le portage des revendications du secteur. La centrale syndicale dit vouloir continuer à privilégier un dialogue social franc, sincère et constructif, tout en demandant le respect strict des engagements pris lors des négociations sociales.
Le secrétaire général de l’USTG a toutefois insisté sur la nécessité de traduire les discussions en mesures concrètes. « Mais que l’on ne s’y trompe pas : le dialogue ne doit pas être un instrument de temporisation, il doit déboucher sur des actes concrets et mesurables sur le terrain », a-t-il averti.
Un cahier des charges doit être transmis au gouvernement et au ministère de l’Éducation nationale. Abdoulaye Camara les a appelés à faire preuve d’une écoute attentive face aux demandes qui y seront consignées.
En s’adressant aux enseignants mobilisés pour la cérémonie, il a enfin assuré que l’USTG resterait engagée à leurs côtés auprès des instances de décision. « L’USTG restera votre bouclier et votre voix auprès des instances de décision », a-t-il déclaré.
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