Beyla a été érigée en région administrative par décret présidentiel en août dernier. Dans la commune, cette évolution est accueillie avec satisfaction, mais elle s’accompagne d’une demande claire : doter la nouvelle circonscription des infrastructures nécessaires à son fonctionnement.
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Frébory Donzo, deuxième vice-maire de Beyla, estime que cette décision vient consacrer une place que la localité aurait déjà occupée à différentes périodes de son histoire. Il évoque notamment son rôle de chef-lieu au temps de Samory et durant la période coloniale.
Le responsable communal attribue cette évolution au président, le général Mamadi Doumbouya, qu’il remercie pour avoir répondu à une attente ancienne. Il souligne également que les autorités et les populations de Beyla espéraient depuis longtemps voir la ville accéder à ce statut.
Les routes au premier rang des priorités
Pour Frébory Donzo, la construction et la réhabilitation des routes doivent constituer la première réponse au nouveau statut administratif de Beyla. Il décrit les infrastructures routières comme indispensables à la circulation des personnes et des marchandises, mais aussi à la mise en valeur du potentiel agricole de la zone.
Le deuxième vice-maire cite plusieurs liaisons jugées problématiques. Selon lui, la route entre Beyla et Sinko fait défaut, tout comme celle reliant Sinko à Karala. Il affirme également que l’axe Beyla-Kérouané ne dispose pas d’un accès suffisant. Sinko est présenté par l’élu comme le « grenier de la Forêt », ce qui renforce, à ses yeux, l’urgence d’améliorer les communications.
Sinko et Karala sont par ailleurs présentées dans son intervention comme ayant récemment été érigées en préfectures. Frébory Donzo appelle ainsi l’État et les autres acteurs susceptibles d’intervenir à accompagner la nouvelle région par des investissements routiers à la hauteur de ses besoins.
Des équipements publics à renforcer
Au-delà des routes, l’élu communal cite l’interconnexion électrique parmi les chantiers attendus. Il affirme que le projet est en route pour Beyla et remercie le chef de l’État pour les efforts engagés dans ce domaine.
Il demande également la réalisation d’une université, d’un hôpital régional, d’un gouvernorat et d’un bloc administratif correspondant aux responsabilités d’une région. Les infrastructures judiciaires figurent aussi parmi les équipements évoqués.
Frébory Donzo indique que Beyla ne dispose pas encore de gouvernorat. Il affirme en outre que le préfet réside depuis plusieurs années dans un hôtel, tandis que la maison destinée à l’accueillir serait en chantier depuis environ cinq ou six ans sans être achevée. Concernant le palais de justice, il dit qu’une construction est annoncée, sans connaître la durée du projet ni les bénéficiaires de l’opération.
Des espaces disponibles pour les futurs projets
La commune disposerait, selon le deuxième vice-maire, des terrains nécessaires à l’implantation des futurs équipements. Il cite notamment l’hôpital régional, le bloc administratif et l’université.
Cette disponibilité foncière est présentée comme un atout pour concrétiser les projets liés au nouveau statut de Beyla. Pour les autorités communales, l’enjeu consiste désormais à traduire la décision administrative en infrastructures capables de soutenir le fonctionnement de la région et le développement de ses localités.
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