Forécariah : les cadres et élus sensibilisés sur les données actualisées du découpage territorial
Dans le cadre de la vulgarisation des données actualisées du découpage territorial de la région administrative de Kindia, le directeur national de l’A...
Dans le cadre de la vulgarisation des données actualisées du découpage territorial de la région administrative de Kindia, le directeur national de l’Administration du territoire, Mohamed Lamine Doumbouya, a rencontré, ce dimanche 16 août 2026, les cadres, élus locaux, administrateurs territoriaux et secrétaires généraux des collectivités de la préfecture de Forécariah. La rencontre s’est tenue dans la salle de conférence de la Direction préfectorale de l’Habitat, en présence du préfet, le Colonel Mamadou Lamarana Diallo. La démarche s’inscrit dans une dynamique d’information et d’appropriation des nouvelles données relatives à l’organisation territoriale du pays. Elle a notamment permis de présenter aux autorités et aux cadres locaux les principales évolutions concernant les préfectures de Kindia, Coyah, Dubréka, Forécariah et Télimélé, a appris sur place notre rédaction à travers un de ses reporters.
Au cours des échanges, Mohamed Lamine Doumbouya a insisté sur la nécessité de permettre aux acteurs locaux de bien comprendre les données actualisées du découpage territorial. Selon lui, le découpage administratif reste évolutif, mais son encadrement est désormais clairement défini. Il a également rappelé que toute création d’une nouvelle localité relève exclusivement de l’autorité du ministère. Les administrateurs territoriaux qui ne respecteraient pas ces directives s’exposeraient à des sanctions administratives.
« Le découpage est dynamique. Ce n’est pas parce qu’on vient de faire le découpage qu’il est définitivement arrêté. Même demain ou après-demain, on peut encore ériger d’autres localités, si elles remplissent les conditions. Mais ce qui a toujours été dit, c’est que, pour procéder à l’érection d’une localité, seule Mme la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation est habilitée à le faire. Contrairement à ce qui se passait auparavant, où les sous-préfets, les préfets et les gouverneurs pouvaient prendre des actes pour créer des localités, désormais, les choses sont clairement encadrées. Aucune autorité, quel que soit son niveau, ne peut le faire sans l’autorisation de Mme la ministre de l’Administration du territoire. Aucun cadre territorial ne peut créer une localité sans l’autorisation de l’État. Les administrateurs territoriaux ont reçu des instructions claires à ce sujet et doivent s’y conformer. Personne ne peut passer outre ces instructions. Ceux qui le feraient s’exposeraient à des sanctions administratives », a-t-il déclaré.
Dans plusieurs préfectures du pays, les autorités locales sont confrontées à des pratiques d’aménagement qui ne respectent pas toujours la loi. Pour y remédier dans la préfecture de Forécariah, le préfet, le Colonel Mamadou Lamarana Diallo, a exhorté les élus locaux et les administrateurs territoriaux à respecter les lois et les règles en vigueur.
« Vous le savez, nous avons souvent des problèmes dans les différentes préfectures. Les gens se regroupent ainsi pour aller voir soit le maire, soit le sous-préfet, afin de demander à faire aménager un quartier ou un district. Il faut que les choses se fassent réellement dans le respect des normes et que nous arrivions à respecter la loi. Tout ce que nous faisons doit être conforme à la loi. Le fait de continuer à pratiquer certaines choses simplement parce qu’elles ont été faites ainsi auparavant, c’est une manière de nous tromper nous-mêmes. C’est pourquoi le ministère a pris ses responsabilités. C’est dans ce cadre qu’aujourd’hui, ils nous ont envoyé les documents et les brochures. Nous avons remis ces brochures à tous les maires. Chacun va désormais se conformer aux dispositions prises par l’État et à ce que nous devons faire pour ne pas être hors la loi. Il faut respecter la loi, respecter les principes et respecter les codes des collectivités », a-t-il souligné.
Pour Kassim Doumbouya, maire de la commune rurale de Benty, ce document sera une véritable boussole administrative et un outil de référence pour guider leur action sur le terrain. « C’est un document que nous considérons désormais comme une véritable boussole administrative, un outil d’orientation sur le terrain. Je qualifierais ce document de GPS , car il va nous permettre de nous orienter et de rester en conformité avec les directives de l’autorité. Si ce document n’est pas correctement exploité par nous, les autorités, nous risquons d’être en contradiction avec les textes en vigueur. Nous devons donc l’utiliser comme un document de référence, une véritable bibliothèque administrative. Il faut désormais bannir toute idée de notabilité, comme : “Je suis natif” ou “Je suis notable”. Si le besoin se présente, nous devons nous référer aux données contenues dans ce document et suivre les procédures administratives, tout en respectant la hiérarchie et les règles établies. »
Au sortir de ces échanges, les élus locaux et les administrateurs territoriaux ont réaffirmé leur engagement à mieux informer et accompagner les acteurs locaux dans la mise en œuvre des réformes territoriales sur le terrain.
Tél :(+224) 621016809
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